« On a déjà essayé ». Une liste des décisions des mairies d’extrême droite

Nous donnons ici une liste des décisions et actions des mairies d’extrême droite, élues en 2026 ou avant. On y trouve des constantes : des atteintes à la liberté d’expression culturelle, une obsession de la sécurité qui passe notamment par un développement de la police municipale, une baisse des subventions aux associations (en tout cas à certaines d’entre elles), des atteintes aux libertés syndicales, la multiplication des actions symboliques allant souvent dans le sens d’un travestissement de l’histoire (« roman local »), mais aussi l’augmentation des indemnités et des frais de représentation…

Nous mettrons à jour cette liste au fur et à mesure de l’actualité.

Aisne

Villers-Cotterêts[1]

  • La mairie accumule une trésorerie communale évaluée à 11,6 millions d’euros tandis que des besoins criants restaient sans réponse : pas de cantine construite faute d’investissement, un ramassage scolaire supprimé à la rentrée 2023, un immeuble municipal effondré de l’intérieur depuis 2018 sans réhabilitation engagée, un cinéma sans chauffage depuis plusieurs années…

Alpes Maritimes

Cagnes-sur-Mer

  • Le maire retire le drapeau européen du fronton de la mairie.
  • La mairie instaure un couvre-feu pour les mineurs de moins de 15 ans.
  • Le maire pose fièrement sur une moto de police, annonce la refonte des effectifs de la police municipale et débauche cinq agents de la ville voisine.
  • 5 août 2026 : une journaliste de Nice Matin est bousculée et projetée au sol par un élu de la majorité municipale, alors qu’elle couvrait un incendie ; elle avait constaté la présence, dans l’exploitation agricole de l’élu, de carcasses de voitures de luxe. Une plainte a été déposée.
  • Le maire qualifie la Ligue des Droits de l’Homme de « Ligue des droits des délinquants » parce qu’elle a saisi la justice contre le couvre-feu visant les moins de 15 ans. 

Menton

  • La commune décide une hausse de 48 % de l’enveloppe des indemnités des adjoints, ainsi que des frais de représentation, portés à 15 000 euros annuels.

Nice

  • Éric Ciotti annonce le recrutement de 200 agents de police municipale supplémentaires. « Nous avons augmenté le régime indemnitaire. Nous voulons la police municipale quasiment la mieux rémunérée de France ». Il annonce également l’ouverture de nouveaux postes de police municipale et la création d’une brigade dédiée aux nuisances festives. La municipalité fait également état d’une progression des interpellations et annonce plusieurs projets, dont un futur centre d’hypervision urbain et un nouvel établissement pénitentiaire.
  • Le nouveau maire retire la ville de Nice des Jeux Olympiques d’hiver.
  • Le nouveau maire annonce une baisse de la fiscalité et prend des mesures d’économie : plus de magazine municipal, plus de frais de représentation pour le maire, une baisse des indemnités pour les élus, diminution du nombre de directions dans les services municipaux…
  • Le conseil municipal de Nice a adopté, vendredi 19 juin 2026, une délibération assouplissant la réglementation pour les locations touristiques meublées de type Airbnb.
  • La mairie donne la priorité à la construction d’une nouvelle prison et tente d’expulser les immigrés de la résidence sociale Nicéa, présents sur le site.
  • La mairie de Nice supprime le kit gratuit de fournitures scolaires à la rentrée 2026,qui représentait 20 € par enfant et dont bénéficiaient 22 000 écoliers.

Aude

Carcassonne

  • Suppression de la subvention accordée par la ville à la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), ainsi que de la mise à disposition d’un bureau. Le maire a annoncé réaffecter les fonds vers les associations pratiquant les maraudes.
  • Mise en place d’un arrêté anti-mendicité.
  • Retrait d’une œuvre réalisée par l’artiste franco-marocain Mehdi-Georges Lahlou dans le cadre de l’exposition « Pop-up collections ».
  • Refus de mettre à disposition du consulat d’ Algérie des locaux municipaux pour permettre le vote dans le cadre des élections législatives du 2 juillet.
  • Licenciement de 2 agents municipaux.
  • Suppression de la mise à disposition des locaux municipaux aux syndicats CFDT, Sud Solidaires, CGT et FSU, lancement d’une procédure d’expulsion de la bourse du travail.
  • Le maire asperge d’eau des représentants de syndicats venus dénoncer la suppression des locaux syndicaux.
  • Suppression des contributions municipales aux trois titres de la presse régionale, La Dépêche, L’Indépendant et le Midi Libre : suppressions des places de stationnement gratuites, suppression des 37 350 euros versés pour le pôle culturel et le théâtre, des 21 210 euros pour la communication générale de la ville, des 17 000 euros pour les annonces légales, suppression des accréditations pour le festival et l’ensemble des festivités, ainsi que des sept abonnements municipaux.
  • Le maire s’infiltre dans un groupe Instagram de lycéens appelant à manifester contre lui, avec un message mettant en garde contre de potentielles «dégradations» lors de ce rassemblement et affirmant que les pseudos des membres du groupe étaient connus.
  • Le « Festival du film politique » fait le choix, en avril, de renoncer à toute demande d’aide à la mairie, jusqu’ici co-organisatrice du festival, car les orientations du RN «sont incompatibles avec les valeurs qui fondent cet événement». 
  • Le maire réinstalle une statue de Jeanne d’Arc sur le parvis de la cathédrale.
  • Juillet 2026 : la maire interdit « les tenues contraires à la décence » en ville, dont le maillot de bain et le torse nu.
  • Le 8 août 2026, des membres de la police municipale publient un communiqué dénonçant la « gestion calamiteuse » du service et des pratiques de harcèlement… Alors que les effectifs de la police municipale ont été augmentés, la délinquance et la criminalité continuent de se développer.

Bouches-du-Rhône

Marseille (11ème et 12ème arrondissement)

  • Accueil de permanences de l’association Éclats de femme fondée par Claire Geronimi, Vice-Présidente de l’UDR, et soutenue par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin.
  • 14 août 2026. Le sénateur RN de Marseille Stéphane Ravier s’émeut de l’organisation, à l’occasion de la fête de l’Assomption, d’une soirée organisée par un bar LGBT de Marseille (Bouches-du-Rhône) intitulée « Fête de la v(i)erge ». « C’est dégueulasse, c’est ignoble, c’est immonde, c’est insultant », juge-t-il.

Tarascon

  • Refus de prêter des tables et un barnum à une association dont la présidente a été accusée par le premier adjoint d’avoir été «particulièrement critique» à l’égard de la liste RN.
  • Attaque sur les subventions aux associations qui vont baisser de 63920 euros. L’association Tarascon espace emploi famille (TEEF) a été touchée par une division par deux des subventions versées par la mairie au motif que deux responsables de l’association s’étaient engagés personnellement en soutien de l’autre liste aux municipales.
  • Changement du directeur de la fête du Cordage qui officiait depuis plus de 25 ans en raison de sa présence sur une liste concurrente à celle de l’extrême droite.
  • La promesse de proposer des locaux commerciaux à 1 euro est repoussée aux calendes grecques, faute de locaux à louer. «On a fait le choix d’être responsables», a justifié le maire en conseil municipal.
  • La CGT et FO sont priés par le maire de quitter la Maison des Syndicats (https://www.facebook.com/reel/3053179408207408).

Cher

Vierzon

  • Annulation de la commémoration de l’abolition de l’esclavage du 10 mai.
  • Suppression des aides à la rentrée scolaire, sous prétexte du non-paiement de factures par la municipalité précédente. Un collectif de citoyens dépose une couronne mortuaire dès le lendemain devant l’hôtel de ville. Confisquée, elle est remplacée par une pancarte, puis par une nouvelle, dans un ping-pong qui tourne la mairie en dérision.
  • Suppression par la mairie du festival organisé par le Bistrot, invoquant un dossier déposé trop tard.

Gard

Bagnols-sur-Cèze

  • Attaque contre les associations, la commune baisse le budget aux associations de 953 000 € à 496 000 € pour financer des policiers municipaux « armés comme la BAC ».
  • La mairie stoppe l’acquisition des murs de l’unique cinéma local, qui conditionnait sa survie.
  • La municipalité a réduit la programmation culturelle de la salle municipale, en annulant 9 spectacles sur les 28 prévus, parmi lesquels celui de l’humoriste Muriel Robin ou du chorégraphe Mourad Merzouki.

Beaucaire

  • Lors du 1er mandat du maire, plusieurs associations ont renoncé aux subventions de la ville, comme la Ligue de l’enseignement (26 000 euros) et les Têtes à clap (15 000 euros), qui a aussi transféré son festival de cinéma à Tarascon. 
  • Julien Sanchez, le maire précédent[2], avait assuré mettre le paquet sur le centre-ville, axe fort de sa politique de «redressement», or le centre-ville se vide de ses boutiques. elle préempte les baux commerciaux, ce qui est légal, mais «ensuite, les loue à qui elle veut».
  • La mairie RN a recruté des militants de l’ex-groupuscule d’extrême droite Génération identitaire (dissout en 2021), a adopté la charte «ma commune sans migrants», a imposé le porc à la cantine…
  • La gestion mise en cause par la chambre régionale des comptes en 2020, pointant l’omniprésence du cabinet du maire, des recrutements irréguliers de contractuels, une collaboration a minima avec la communauté de communes, l’absence d’appel à l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), un faible taux de réalisation des dépenses d’équipement de la ville, etc.
  • Le maire a installé une crèche à la mairie (puis installée à l’extérieur), malgré les condamnations judiciaires et les lourdes astreintes à payer (103 000 euros pour 2024-2025).
  • 2019 : baisse de 40 % des subventions aux clubs sportifs.

Vauvert

  • Annulation du festival « Jazz à Vauvert » qui devait tenir sa 23ème édition.
  • Le 4 avril 2026 annulation d’une exposition photographique de Sylvain Brino, intitulée « Chroniques vauverdoises ». Motif invoqué : les opinions politiques supposées du photographe.
  • Le maire annonce le retour d’une corrida formelle dans les arènes de la commune, programmée le 9 août 2026 durant la fête votive locale.

Hérault

Agde

  • Le maire réduit la durée du festival « les Hérault du cinéma » d’une semaine à trois jours. Il s’agit d’un festival qui permet de visionner gratuitement des films, notamment en extérieur.
  • Début août 2026, la mairie publie dans le bulletin municipal et fait coller une affiche censée lutter contre les mauvais comportements sur les plages. titrée «ta chicha et ta musique, on n’en veut pas ! Nos vacances, tu les respectes», mettant en scène trois hommes d’apparence méditerranéenne, assis sur le sable en train de produire un épais nuage de fumée avec leur narguilé à côté d’une grosse enceinte.

Béziers

  • Fermeture de la Bourse du Travail.
  • Interventions dans la programmation des actions culturelles et dans l’affichage au sein de la Médiathèque André Malraux.
  • Malgré des mesures telles que l’armement de la police municipale, une multiplication par 4,5 des effectifs de celle-ci (depuis 2014), augmentation des chiffres de la délinquance depuis 2020 : en 2025, en un an, les vols avec arme ont augmenté de 185 %, les vols de véhicules de 17 %, l ;es violences de 9 % (source : ministère de l’Intérieur, SSMSI, données 2025).
  • Fermeture de 3 cafés associatifs.
  • Prise de photos et film des participants à certaines réunions.
  • La fermeture des commerces se poursuit.
  • La mairie continue à installer à chaque Noël une crèche au sein de la mairie. Le 25 décembre 2025, il dépose lui-même le petit Jésus dans la crèche.
  • Le maire met en avant un « roman local » : Béziers, plus vieille ville de France, Béziers ville cathare, projet de Colosse de Rhodes, projet de « Béziers antique » sur le modèle du Puy-du-Fou (reconstitution d’une ville romaine)… Voir notre article https://faire-face.com/2026/08/02/beziers-du-roman-national-au-roman-local/
  • Le maire assiste à une messe au début de la Feria dans les Arènes depuis 2014. En 2025 et 2026, il suit la procession à la Vierge Marie ceint de son écharpe tricolore (en compagnie du préfet puis de la préfète), et communie lors de la messe, toujours avec son écharpe tricolore.
  • 19 janvier 2026. Le Conseil Municipal, à la demande du maire, donne la garantie de la ville pour un emprunt de l’OGEC (Organisme de Gestion des Ecoles Catholiques) Saint-Aphrodise pour la construction d’un « campus » d’établissements du premier et du second degré (9 millions d’euros, garantie de 50 %). Or la loi interdit une telle garantie de la part des communes pour les établissements d’enseignement secondaire.

Loiret

Montargis

  • Le maire augmente son indemnité de 80 %.
  • Augmentation des tarifs dans la nouvelle programmation culturelle. Entre 6 et 32% de hausse pour une ville qui compte 38% d’habitants vivant sous le seuil de pauvreté. Dans le détail cela donne une hausse de +6,25% pour les tarifs pleins en première catégorie, +15,94% pour le tarif plein en deuxième catégorie, +15,35 % pour le tarif réduit en première catégorie et + 32 % pour le tarif réduit en deuxième catégorie.
  • Le maire stoppe deux projets emblématiques : le pôle éducatif, comprenant une école maternelle et une crèche dans le quartier déshérité de La Chaussée, ainsi que la création d’une antenne de l’Institut Rafaël, destiné à accueillir et accompagner des malades atteints de cancer.

Moselle

Hayange

  • Division par deux du budget du seul centre social de la ville, décision qui va entraîner la fermeture du centre à la fin de l’année dans une ville où le taux de pauvreté est de 21%.
  • Augmentation de la taxe foncière de 6,03 %.
  • La moitié des 50 associations financées par la commune essuient une baisse de leurs subventions par rapport à l’exercice précédent.

Saint Avold

  • Refus de mettre à disposition le parc municipal pour la fête populaire de l’union locale CGT rassemble des centaines de personnes. L’événement a finalement été autorisé.
  • Le 4 juillet 2026, le maire défilé le 4 juillet à bord d’une jeep arborant un drapeau confédéré, un symbole suprémaciste.
  • Août 2026 : Ethan Wagner, conseiller municipal RN, démissionne et quitte le RN après avoir été filmé en train de chanter «Maréchal, nous voilà !».

Nord

Faches-Thumesnil

  • Le nouveau maire prend la décision d’enlever la bannière LGBT+ pavoisant l’Hôtel de ville. Et annonce l’annulation de la marche des fiertés dans la commune.

Orne

Alençon[3]

  • Quatre associations, la Cimade, l’Association France Palestine Solidarité, Solidarité durable avec les réfugiés et le Mouvement de la Paix, ont été informées qu’elles ne seraient pas les bienvenues à la prochaine édition de la « Fête d’ici et d’ailleurs », prévue le 14 juin 2026. Il leur est interdit de distribuer des tracts ou de faire signer des pétitions dans l’enceinte de la fête, et ce sont leurs subventions municipales qui sont remises en cause.

Pas-de-Calais

Billy-Montigny

  • La mairie accueille un concert de Jean-Luc Lahaye, condamné plusieurs fois pour agression sexuelle sur mineur.

Grenay

  • Suppression du défilé du 1er Mai organisé depuis des années par la municipalité pour le remplacer par « le repas des aînés ».

Harnes

  • Le nouveau maire RN de Harnes fait descendre les drapeaux européen et ukrainien du fronton de la mairie.
  • Retrait d’un buste de Robespierre de la salle du conseil municipal.
  • Le maire augmente son indemnité mensuelle de 200 euros.
  • Le maire annonce son intention de supprimer l’hommage aux mineurs du 1er mai, arguant d’une cérémonie «utilisée par les syndicats pour faire de la politique». Face au tollé, il maintient l’hommage mais coupé le micro aux représentants des travailleurs.
  • Un ciné-débat LGBT+ prévu depuis plus de six mois dans le cinéma municipal a été annulé par le maire RN. Organisé autour du film Trois nuits par semaine par une association de Lens, l’événement prévoyait un débat sur l’univers du drag. Mais la municipalité a préféré organiser à la place son propre événement : une exposition et un ciné-débat avec une association 100 % maison.

Hénin-Beaumont

  • En janvier 2018, Libération publie une enquête dans laquelle trois anciens assistants parlementaires accusent Bruno Bilde, responsable du groupe RN majoritaire au sein du Conseil municipal et ancien député, de harcèlement sexuel.
  • Peu après le début de son 1er mandat (2014), le nouveau maire met fin à la subvention et à l’usage gratuit d’un local municipal pour la Ligue des droits de l’Homme (LDH), à qui il réclame 36 000 euros de loyers rétroactifs. Le motif ? « La Ligue des droits de l’Homme est une association politisée. Elle n’a eu de cesse pendant la campagne électorale de dire tout le mal qu’elle pensait de nous ».
  • Depuis 2015 : hausse des tarifs de la cantine (30 %) et de la piscine (60 %).
  • La communes débaptise la maison de quartier Maurice-Thorez et crée une avenue Brigitte-Bardot.
  • 2018 : suppression des subventions à la Ligue des Droits de l’Homme (LDH). Expulsion de la LDH de ses locaux en 2016.
  • En février 2021, lors d’un conseil municipal à Hénin-Beaumont, Bruno Bilde traite à plusieurs reprises de crétins deux journalistes de Libération venus couvrir la séance.
  • Chasse aux syndicalistes : contre l’avis du conseil de discipline, le maire a décidé de mettre à pied deux syndicalistes membres de SUD Collectivités territoriales, dont un élu du personnel. La justice ordonne leur réintégration début juillet 2026.
  • Selon une enquête de Mediapart parue en juin 2024. Bruno Bilde a été observateur pour la Russie lors de l’élection présidentielle de 2018, information confirmée par le Sénat.
  • La mairie accueille un concert de Jean-Luc Lahaye, condamné à plusieurs reprises pour agression sexuelle sur mineur.

Liévin

  • Suppression de la cérémonie en hommage aux mineurs qui a lieu tous les 1er mai, une décision scandaleuse qui insulte la mémoire des 42 mineurs morts le 27 décembre 1974.
  • Volonté annoncée de mettre en place la priorité nationale concernant la politique de logement sur la ville.

Lillers

  • Le maire annonce la création d’une police municipale armée, à la place du garde champêtre et de trois agents de surveillance de la voie publique.
  • En juillet 2026, un arrêté municipal instaure un couvre-feu des mineurs, qui concerne les moins de 17 ans non accompagnés par un parent ou représentant légal, de 22h00 à 05h00, du 28 juillet au 31 août 2026.
  • En juillet 2026, un arrêté municipal interdit la sollicitation agressive ou insistante des passants dans le cadre de la mendicité, la mendicité en groupe, l’occupation des accès aux immeubles, commerces et équipements publics. La consommation d’alcool sur la voie publique est également interdite lorsqu’elle est de nature à troubler la tranquillité publique (nuisances sonores, comportements agressifs, dégradations, souillures…).

Pyrénées Orientales

Canohès

  • Retrait du drapeau européen du fronton de la mairie, d’un drapeau LGBT au sein de la mairie et suppression du drapeau arc-en-ciel sur un passage piéton.

Elne

  • Suppression dans le budget 2026 de la première tranche de la rénovation et suspension des travaux pour un an au moins du château d’En Bardou, une maternité qui hébergeait les réfugiés de la guerre d’Espagne.
  • Le maire retire le drapeau LGBT+ du fronton de sa mairie, et fit recouvrir un passage piéton aux mêmes couleurs.

L’Ille-sur-Têt

  • Le maire fait supprimer les jardins familiaux suite aux incendies de juillet 2026. Il prend prétexte de la sécurité pour expulser ces familles qui sont là depuis trois générations.

Perpignan

  • Louis Aliot a augmenté ses émoluments de 17 % lors de son premier mandat dès 2020, avant de faire voter en mars 2026 une nouvelle hausse de sa propre indemnité à 5 284,28 euros ainsi qu’une augmentation de 57 % pour trois de ses adjoints. Alors que certains conseillers municipaux délégués de la majorité sont également augmentés, parfois jusqu’à recevoir la même somme qu’un adjoint, les 12 conseillers d’opposition recevront 246,64 petits euros… en baisse par rapport à 2020.
  • 2021 : La mairie dépense 76 000 € pour la mise en pl ;ace de l’uniforme dans les écoles.
  • 2023 : la dotation de la bibliothèque municipale est diminuée.
  • Plusieurs événements culturels ont disparu : les Jeudis de Perpignan, Le Live au Campo, les feux d’artifice sur la Basse… En revanche a été organisée un « Printemps de la liberté d’expression »programmant des figures nationales de l’extrême droite.
  • Louis Aliot a baptisé «Pierre Sergent» une esplanade, du nom d’un membre de l’OAS (une décision annulée par le tribunal administratif), et un parc sportif «Pierre Jonquères d’Oriola», champion olympique d’équitation, ancien membre du FN…, mais aussi, pendant la Seconde Guerre mondiale, du Service d’ordre légionnaire, puis de la Milice, condamné en 1945 à la dégradation nationale.
  • Hausse importante de la dette de la ville et augmentation de la taxe foncière.
  • Le maire avait annoncé que la sécurité était son objectif principal. Les chiffres de la délinquance ne sont pas bons : avec 2,39 mis en cause pour 1 000 habitants, Perpignan enregistre un score deux fois plus important que la moyenne des agglomérations de même taille.
  • Le maire multiplie les décisions qui brutalisent et rendent la vie impossible aux Gitans : destruction de 16 immeubles dans le quartier Saint-Jacques, expulsions, baisse de 30 000 € de la subvention à l’association « Fil à Métisser »…

Rhône

Thizy-les-Bourgs

  • Refus de verser une subvention de 500€ à la CGT au motif que le syndicat s’oppose à l’extrême droite.

Sarthe

La Flèche

  • La subvention pour l’association Lire et Comprendre (apprentissage du français aux étrangers) passe de 4 000 € à 1 000 € et celle de Solidarité accueil exilés est supprimée.
  • Baisse de la subvention de l’association Le Carroi, principal acteur culturel de la ville, de 50 000 euros. Conséquence : l’association a été obligée de supprimer les ApARTés, à savoir des concerts gratuits prévus tout l’été.
  • L’association Solidarité accueil exilés perd sa subvention, de même qu’ATD Quart Monde. « On ne subventionne pas les associations qui aident les migrants », a assumé le maire.

Tarn

Castres

  • Attaque contre la culture. Le maire fait déprogrammer « Passeport », une pièce de théâtre d’Alexis Michalik qui raconte le parcours d’un migrant Erythréen laissé pour mort à Calais. La pièce ferait « la promotion des clandestins et [proposerait] un traitement assez particulier des forces de l’ordre ».
  • La municipalité coupe d’eau de de l’électricité à une centaine de familles de gens du voyage.
  • Le nouveau maire remplace le logo de la Ville par le blason historique et sa devise « être toujours Debout pour le service de Dieu et de leur Roy » et organise le 10 mai une «fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme».
  • Le maire recrute une équipe issue de réseaux catholiques traditionalistes proches de la galaxie de Pierre-Édouard Stérin.

Tarn-et-Garonne

Moissac

  • Le maire réélu fait voter lors de son conseil d’installation une hausse portant son indemnité à 4 800 euros brut mensuels, soit 26 % de plus qu’au cours de son premier mandat.
  • Le maire oppose en conseil municipal «culture populaire» et «gauche élitiste» : «La culture est là pour instruire sur nos racines et notre patrimoine français ! On ne va pas financer des événements pour découvrir la culture des Papous !». Il justifie ainsi la hausse de l’enveloppe dédiée au « Village médiéval » de sa commune, organisé sur le modèle du Puy-du-Fou.
  • La 4 juillet 2026, lors d’un meeting du Rassemblement national, où étaient présents le député Julien Odoul et le maire de la commune Romain Lopez, la journaliste de la Dépêche du Midi Eva Crouzet a été agressée alors qu’elle réalisait son travail d’information.

Var

Cogolin

  • 2014 : le maire augmente ses indemnités de 15 %.

Fréjus

  • Au début de son premier mandat, le maire refuse d’intégrer des élus d’autres partis au sein du champ protocolaire lors de l’hommage à un résistant assassiné par la Gestapo, provoquant le boycott de l’association des anciens combattants résistants de France (ANACR). 
  • 2016 : réduction des subventions aux associations (- 50 % pour les Clubs de quartier).
  • 2024 : suppression des subventions aux associations jugées « trop progressistes ».
  • Pressions récurrentes sur la presse locale (Var Matin).
  • Hausse de la taxe foncière de147 à 476 euros annuels pour des logements de 50 à 150 m², selon les calculs de Var-Matin.
  • Juillet 2026 : le préfet somme le maire de retirer sa banderole anti-OQTF de la mairie.

Luc

  • 2014 : le maire augmente ses indemnités de 15 %.

Salernes

  • Baisse des subventions de certaines associations. . L’association la Recyclerie a ainsi vu ses subventions passer de 1500 à 500 euros. Le cinéma municipal, qui a une convention avec la FOL, est aussi visé. Le gérant a été convoqué à la mairie (une première depuis 15 ans). Il lui a été demandé d’arrêter la diffusion de films « trop politiques ».

La Seyne-sur-Mer

  • Suppression du Festival Bonaparte.
  • Suppression des subventions au Festival de Street art.

Saint-Raphaël

  • Eté 2026. Le maire fait pression sur le préfet et l’Inspection Académique de Nice pour empêcher la nomination d’une conseillère municipale d’opposition comme inspectrice de l’Education nationale dans la circonscription de Fréjus – Saint-Raphaël ; celle-ci démissionne du Conseil municipal.

Six-Fours-les-Plages

  • Le maire annonce soumettre à l’avenir les subventions aux associations au critère de «l’intérêt général ».

Val de Marne

Ivry-sur-Seine[4]

  • Lors du conseil municipal, jeudi 11 juin, quand l’élu d’opposition RN Kevin Nader, délégué départemental du parti et assistant parlementaire, dégaine  un crucifix et s’adresse au maire communiste Philippe Bouyssou : « Vous refusez la laïcité dans ce conseil municipal, on sera donc placés sous le signe de la Croix, que la Croix vous bénisse tous, et je vais dire un “Je vous salue Marie”. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous… »

Vaucluse

Carpentras

  • Diffusion d’une chanson à la gloire du maréchal Pétain à l’occasion du 8 Mai.
  • Suppression de la subvention de 3 000 € au Planning Familial, le club BMX Carpentras perd 35 000 euros, l’agence sociale Soligone AIVS – qui met en relation propriétaires et ménages modestes – 3 500 euros, et la radio associative Territoire Ventoux FM 1 700 euros.
  • Suppression de la ferme municipale bio pour les cantines. Elle fournissait 25% des légumes servis aux 1600 repas quotidiens des enfants et 42% de produits bio pour la restauration collective.
  • Le maire ordonné l’arrêt de la reconstruction d’un gymnase et d’une salle de spectacle dévastée par un incendie criminel en 2022, pour développer la police municipale.
  • La mairie supprime la subvention de l’association organisatrice du festival de courts métrages « Carpentras fait son cinéma ».

Monteux

  • Baisse de 90% de la subvention de la Maison des Jeunes et de la Culture, dont 61% des adhérents ont moins de 18 ans.

Orange

  • Juillet 2026 : le maire RN annule le spectacle « Queen Forever », qui devait se dérouler le 4 septembre dans le Théâtre antique de la ville, avec 650 choristes. Il est finalement autorisé, suite aux protestations, après un accord avec les organisateurs.

Yvelines

Mantes-la-Ville[5]

  • Le maire décide une baisse généralisée de plus de 20 % des subventions aux associations.
  • Lors de la journée nationale de la déportation, le maire refuse que l’opposition dépose une gerbe. 

Sources : Le Monde, Médiapart, Observatoire des mairies RN (https://oned-fr.org/veille-mairies-rn/), nos propres informations.


[1] Mairie RN de 2020 à 2026.

[2] Il n’est plus maire de Beaucaire, mais s’est présenté, sans succès, à Nîmes en 2026. Un autre maire RN a été élu à Beaucaire.

[3] Mairie très marquée à droite, mais pas d’extrême droite.

[4] La mairie d’Ivry-sur-Seine est communiste.

[5] Mairie d’extrême droite de 2020 à 2026.

2 commentaires

  1. Laurent Delbosque
    19 août 2026

    Bonjour,
    Merci d’avoir relayé notre article sur « On a déjà essayé ! les décisions des maires RN ».
    N’hésitez pas à faire connaître notre site.
    Nous ferons également connaître le vôtre.
    L’équipe de faire-face

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *