« On a déjà essayé ». Une liste des décisions des mairies d’extrême droite

Nous donnons ici une liste des décisions et actions des mairies d’extrême droite, élues en 2026 ou avant. On y trouve des constantes : des atteintes à la liberté d’expression culturelle, une obsession de la sécurité qui passe notamment par un développement de la police municipale, une baisse des subventions aux associations (en tout cas à certaines d’entre elles), des atteintes aux libertés syndicales, la multiplication des actions symboliques allant souvent dans le sens d’un travestissement de l’histoire (« roman local »), mais aussi l’augmentation des indemnités et des frais de représentation…

Nous mettrons à jour cette liste au fur et à mesure de l’actualité.

Aisne

Villers-Cotterêts[1]

  • La mairie accumule une trésorerie communale évaluée à 11,6 millions d’euros tandis que des besoins criants restaient sans réponse : pas de cantine construite faute d’investissement, un ramassage scolaire supprimé à la rentrée 2023, un immeuble municipal effondré de l’intérieur depuis 2018 sans réhabilitation engagée, un cinéma sans chauffage depuis plusieurs années…

Alpes Maritimes

Cagnes-sur-Mer

  • Le maire retire le drapeau européen du fronton de la mairie. Il déploie un immense drapeau français et promet un « pavoisement complet de la commune d’ici au 14-Juillet, pour faire rayonner partout la fierté française ».
  • La mairie instaure un couvre-feu pour les mineurs de moins de 15 ans.
  • Le maire pose fièrement sur une moto de police, annonce la refonte des effectifs de la police municipale et débauche cinq agents de la ville voisine.
  • 5 août 2026 : une journaliste de Nice Matin est bousculée et projetée au sol par un élu de la majorité municipale, alors qu’elle couvrait un incendie ; elle avait constaté la présence, dans l’exploitation agricole de l’élu, de carcasses de voitures de luxe. Une plainte a été déposée.
  • Le maire qualifie la Ligue des Droits de l’Homme de « Ligue des droits des délinquants » parce qu’elle a saisi la justice contre le couvre-feu visant les moins de 15 ans. 
  • Par courrier du 20 juillet 2026, la municipalité annonce la fin de la mise à disposition des locaux de la Maison des Artistes de Cagnes-sur-Mer (MDAC) à compter du 5 octobre prochain, au nom d’une « réorientation culturelle cagnoise ».
  • Le maire de Cagnes-sur-Mer prend la décision de doubler la taxe sur les résidences secondaires sur sa commune (alors que Marine Le Pen a annoncé son intention de supprimer toutes les taxes sur les résidences secondaires et les logements vacants). 

Menton

  • 8 juin 2026. un arrêté interdit la mendicité dans la ville.
  • La commune décide une hausse de 48 % de l’enveloppe des indemnités des adjoints, ainsi que des frais de représentation, portés à 15 000 euros annuels.
  • La maire s’en prend à l’agriculteur militant Cédric Herrou, qu’elle qualifie notamment « d’extrêmement sectaire » et de « dangereux », allant jusqu’à l’inviter à quitter la vallée.

Nice

  • Éric Ciotti annonce le recrutement de 200 agents de police municipale supplémentaires. « Nous avons augmenté le régime indemnitaire. Nous voulons la police municipale quasiment la mieux rémunérée de France ». Il annonce également l’ouverture de nouveaux postes de police municipale et la création d’une brigade dédiée aux nuisances festives. La municipalité fait également état d’une progression des interpellations et annonce plusieurs projets, dont un futur centre d’hypervision urbain et un nouvel établissement pénitentiaire.
  • Le nouveau maire retire la ville de Nice des Jeux Olympiques d’hiver.
  • Le nouveau maire annonce une baisse de la fiscalité et prend des mesures d’économie : plus de magazine municipal, plus de frais de représentation pour le maire, une baisse des indemnités pour les élus, diminution du nombre de directions dans les services municipaux…
  • Le conseil municipal de Nice a adopté, vendredi 19 juin 2026, une délibération assouplissant la réglementation pour les locations touristiques meublées de type Airbnb. Elle porte de 90 à 120 jours la durée maximale de location d’une résidence principale en meublé touristique.
  • La mairie donne la priorité à la construction d’une nouvelle prison et tente d’expulser les immigrés de la résidence sociale Nicéa, présents sur le site.
  • La mairie ferme le centre municipal de distribution alimentaire de la rue Dabray. La CGT des territoriaux réclame sa réouverture.
  • La mairie élargit la gratuité du stationnement à de nouvelles zones.
  • La mairie de Nice supprime le kit gratuit de fournitures scolaires à la rentrée 2026,qui représentait 20 € par enfant et dont bénéficiaient 22 000 écoliers.
  • Août 2026. La mairie envisage l’inauguration d’une statue à la gloire de Max Barel, héros niçois de la Résistance, malgré l’opposition de la famille.
  • Août 2026. La mairie décide d’ériger un mât dans chaque école pour hisser le drapeau tricolore. Le but : organiser « au moins chaque semaine une levée des couleurs le matin, avec La Marseillaise ». Le ministre de l’Education nationale lui rappelle qu’une telle décision est de sa compétence.

Peymeinade

  • Poursuite du refus d’appliquer la loi SRU car « qui nous coûte 170000€ d’amende en 2025 ».

Aude

Carcassonne

  • Suppression de la subvention accordée par la ville à la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), ainsi que de la mise à disposition d’un bureau. Le maire a annoncé réaffecter les fonds vers les associations pratiquant les maraudes.
  • Mise en place d’un arrêté anti-mendicité.
  • Demande de retrait d’une œuvre réalisée par l’artiste franco-marocain Mehdi-Georges Lahlou dans le cadre de l’exposition « Pop-up collections ». Suite à la protestation des organisateurs, l’oeuvre est restée en place.
  • Refus de mettre à disposition du consulat d’ Algérie des locaux municipaux pour permettre le vote dans le cadre des élections législatives du 2 juillet.
  • Licenciement de 2 agents municipaux.
  • Suppression de la mise à disposition des locaux municipaux aux syndicats CFDT, Sud Solidaires, CGT et FSU, lancement d’une procédure d’expulsion de la bourse du travail. Lors d’une manifestation organisée devant la mairie, Christophe Barthès apporte aux syndicats des cartons de déménagement. Le maire asperge d’eau des représentants de syndicats venus dénoncer la suppression des locaux syndicaux.
  • Suppression des contributions municipales aux trois titres de la presse régionale, La Dépêche, L’Indépendant et le Midi Libre : suppressions des places de stationnement gratuites, suppression des 37 350 euros versés pour le pôle culturel et le théâtre, des 21 210 euros pour la communication générale de la ville, des 17 000 euros pour les annonces légales, suppression des accréditations pour le festival et l’ensemble des festivités, ainsi que des sept abonnements municipaux.
  • Le budget 2026 du pôle culturel se retrouve de facto réduit de plusieurs centaines de milliers d’euros.
  • Le maire s’infiltre dans un groupe Instagram de lycéens appelant à manifester contre lui, avec un message mettant en garde contre de potentielles «dégradations» lors de ce rassemblement et affirmant que les pseudos des membres du groupe étaient connus.
  • Le « Festival du film politique » fait le choix, en avril, de renoncer à toute demande d’aide à la mairie, jusqu’ici co-organisatrice du festival, car les orientations du RN «sont incompatibles avec les valeurs qui fondent cet événement». 
  • Le maire réinstalle une statue de Jeanne d’Arc sur le parvis de la cathédrale.
  • Le maire rétablit l’éclairage nocturne des rues la nuit.
  • Le maire décide de rendre les parkings aériens gratuits.
  • Juillet 2026 : la maire interdit « les tenues contraires à la décence » en ville, dont le maillot de bain et le torse nu.
  • Le 7 août 2026, le maire signe un arrêté très restrictif sur l’usage des trottinettes électriques : interdictions aux moins de 14 ans, assurance obligatoire…
  • Le 8 août 2026, des membres de la police municipale publient un communiqué dénonçant la « gestion calamiteuse » du service et des pratiques de harcèlement… Alors que les effectifs de la police municipale ont été augmentés, la délinquance et la criminalité continuent de se développer.
  • Août 2026. Le maire annonce le retour de la « Fête du cochon de Dame Carcas », fête qui a déjà existé à Carcassonne à la fin des années 1990. Il annonce également un nouveau festival consacré au cinéma et au livre, présenté comme un rendez-vous « apolitique ». 
  • 25 août 2026. Le maire annonce la fermeture d’un 5ème squat depuis sa prise de fonction. Sur ses réseaux sociaux, l’édile résume l’opération en quelques mots : « 5ème squat fermé. Au suivant ! »

Bouches-du-Rhône

Marignane

  • Septembre 2023. Le maire (depuis élu sous l’étiquette RN) rend obligatoire la viande dans les cantines scolaires.

Marseille (11ème et 12ème arrondissement)

  • Accueil de permanences de l’association Éclats de femme fondée par Claire Geronimi, Vice-Présidente de l’UDR, et soutenue par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin.
  • 14 août 2026. Le sénateur RN de Marseille Stéphane Ravier s’émeut de l’organisation, à l’occasion de la fête de l’Assomption, d’une soirée organisée par un bar LGBT de Marseille (Bouches-du-Rhône) intitulée « Fête de la v(i)erge ». « C’est dégueulasse, c’est ignoble, c’est immonde, c’est insultant », juge-t-il.

Tarascon

  • Refus de prêter des tables et un barnum à une association dont la présidente a été accusée par le premier adjoint d’avoir été «particulièrement critique» à l’égard de la liste RN.
  • Attaque sur les subventions aux associations qui vont baisser de 63920 euros. L’association Tarascon espace emploi famille (TEEF) a été touchée par une division par deux des subventions versées par la mairie au motif que deux responsables de l’association s’étaient engagés personnellement en soutien de l’autre liste aux municipales.
  • Changement du directeur de la fête du Cordage qui officiait depuis plus de 25 ans en raison de sa présence sur une liste concurrente à celle de l’extrême droite.
  • La promesse de proposer des locaux commerciaux à 1 euro est repoussée aux calendes grecques, faute de locaux à louer. «On a fait le choix d’être responsables», a justifié le maire en conseil municipal.
  • La CGT et FO sont priés par le maire de quitter la Maison des Syndicats (https://www.facebook.com/reel/3053179408207408).

Cher

Vierzon

  • Annulation de la commémoration de l’abolition de l’esclavage du 10 mai.
  • Suppression des aides à la rentrée scolaire, sous prétexte du non-paiement de factures par la municipalité précédente. Un collectif de citoyens dépose une couronne mortuaire dès le lendemain devant l’hôtel de ville. Confisquée, elle est remplacée par une pancarte, puis par une nouvelle, dans un ping-pong qui tourne la mairie en dérision.
  • Suppression par la mairie du festival organisé par le Bistrot, invoquant un dossier déposé trop tard.

Gard

Bagnols-sur-Cèze

  • Attaque contre les associations, la commune baisse le budget aux associations de 953 000 € à 496 000 € pour financer des policiers municipaux « armés comme la BAC ».
  • La mairie stoppe l’acquisition des murs de l’unique cinéma local, qui conditionnait sa survie.
  • L’ex-députée RN Pascale Bordes s’interroge en conseil municipal sur la nécessité d’accueillir un chanteur qu’elle ne connaît pas, Ben Mazué, pour un cachet jugé trop élevé, le 10 juillet 2026.
  • La municipalité réduit la programmation culturelle de la salle municipale, en annulant 9 spectacles sur les 28 prévus, parmi lesquels celui de l’humoriste Muriel Robin ou du chorégraphe Mourad Merzouki.
  • Août 2026. La maire lance une procédure d’expulsion contre la CGT.

Beaucaire

  • Lors du 1er mandat du maire, plusieurs associations ont renoncé aux subventions de la ville, comme la Ligue de l’enseignement (26 000 euros) et les Têtes à clap (15 000 euros), qui a aussi transféré son festival de cinéma à Tarascon. 
  • Julien Sanchez, le maire précédent[2], avait assuré mettre le paquet sur le centre-ville, axe fort de sa politique de «redressement», or le centre-ville se vide de ses boutiques. elle préempte les baux commerciaux, ce qui est légal, mais «ensuite, les loue à qui elle veut».
  • La mairie RN a recruté des militants de l’ex-groupuscule d’extrême droite Génération identitaire (dissout en 2021), a adopté la charte «ma commune sans migrants», a imposé le porc à la cantine…
  • La gestion mise en cause par la chambre régionale des comptes en 2020, pointant l’omniprésence du cabinet du maire, des recrutements irréguliers de contractuels, une collaboration a minima avec la communauté de communes, l’absence d’appel à l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), un faible taux de réalisation des dépenses d’équipement de la ville, etc.
  • Le maire a installé une crèche à la mairie (puis installée à l’extérieur), malgré les condamnations judiciaires et les lourdes astreintes à payer (103 000 euros pour 2024-2025).
  • 2019 : baisse de 40 % des subventions aux clubs sportifs.

Saint-Hilaire-de-Brethmas

  • Arrêt du projet d’écoquartier.

Vauvert

  • Annulation du festival « Jazz à Vauvert » qui devait tenir sa 23ème édition.
  • Le 4 avril 2026 annulation d’une exposition photographique de Sylvain Brino, intitulée « Chroniques vauverdoises ». Motif invoqué : les opinions politiques supposées du photographe.
  • Le maire annonce le retour d’une corrida formelle dans les arènes de la commune, programmée le 9 août 2026 durant la fête votive locale.

Gironde

Saint-Savin

  • La mairie décide d’attribuer 120 780€ d’indemnités aux élus, contre 62 151€ sous le mandat précédent.
  • Rentrée scolaire 2026. Fin de la gratuité de la cantine et du périscolaire pour les enfants des familles les plus pauvres.

Hérault

Agde

  • Le maire réduit la durée du festival « les Hérault du cinéma » d’une semaine à trois jours. Il s’agit d’un festival qui permet de visionner gratuitement des films, notamment en extérieur. Il réduit la dotation budgétaire des concerts gratuits sur la « scène flottante » de l’été 2026.
  • Début août 2026, la mairie publie dans le bulletin municipal et fait coller une affiche censée lutter contre les mauvais comportements sur les plages. titrée «ta chicha et ta musique, on n’en veut pas ! Nos vacances, tu les respectes», mettant en scène trois hommes d’apparence méditerranéenne, assis sur le sable en train de produire un épais nuage de fumée avec leur narguilé à côté d’une grosse enceinte.

Béziers

  • Fermeture de la Bourse du Travail.
  • Interventions dans la programmation des actions culturelles et dans l’affichage au sein de la Médiathèque André Malraux.
  • Malgré des mesures telles que l’armement de la police municipale, une multiplication par 4,5 des effectifs de celle-ci (depuis 2014), augmentation des chiffres de la délinquance depuis 2020 : en 2025, en un an, les vols avec arme ont augmenté de 185 %, les vols de véhicules de 17 %, l ;es violences de 9 % (source : ministère de l’Intérieur, SSMSI, données 2025).
  • Fermeture de 3 cafés associatifs.
  • Prise de photos et film des participants à certaines réunions.
  • La fermeture des commerces se poursuit.
  • La mairie continue à installer à chaque Noël une crèche au sein de la mairie. Le 25 décembre 2025, il dépose lui-même le petit Jésus dans la crèche.
  • Le maire met en avant un « roman local » : Béziers, plus vieille ville de France, Béziers ville cathare, projet de Colosse de Rhodes, projet de « Béziers antique » sur le modèle du Puy-du-Fou (reconstitution d’une ville romaine)… Voir notre article https://faire-face.com/2026/08/02/beziers-du-roman-national-au-roman-local/
  • Le maire assiste à une messe au début de la Feria dans les Arènes depuis 2014. En 2025 et 2026, il suit la procession à la Vierge Marie ceint de son écharpe tricolore (en compagnie du préfet puis de la préfète), et communie lors de la messe, toujours avec son écharpe tricolore.
  • 19 janvier 2026. Le Conseil Municipal, à la demande du maire, donne la garantie de la ville pour un emprunt de l’OGEC (Organisme de Gestion des Ecoles Catholiques) Saint-Aphrodise pour la construction d’un « campus » d’établissements du premier et du second degré (9 millions d’euros, garantie de 50 %). Or la loi interdit une telle garantie de la part des communes pour les établissements d’enseignement secondaire.
  • Le 22 août 2026, pour la commémoration de la libération de Béziers, le maire assite avec son écharpe tricolore à une messe à l’église Saint-Jude.
  • Le 23 août 2026, Robert Ménard annonce la généralisation de l’uniforme dans les 21 écoles primaires publiques de la ville (mesure à laquelle a renoncé la quasi-totalité des communes ayant suivi l’expérimentation). Coût pour la commune : 90 900 €.

Loiret

Montargis

  • Le maire augmente son indemnité de 80 %.
  • Augmentation des tarifs dans la nouvelle programmation culturelle. Entre 6 et 32% de hausse pour une ville qui compte 38% d’habitants vivant sous le seuil de pauvreté. Dans le détail cela donne une hausse de +6,25% pour les tarifs pleins en première catégorie, +15,94% pour le tarif plein en deuxième catégorie, +15,35 % pour le tarif réduit en première catégorie et + 32 % pour le tarif réduit en deuxième catégorie.
  • Le maire stoppe deux projets emblématiques : le pôle éducatif, comprenant une école maternelle et une crèche dans le quartier déshérité de La Chaussée, ainsi que la création d’une antenne de l’Institut Rafaël, destiné à accueillir et accompagner des malades atteints de cancer.

Moselle

Amnéville

  • Avant d’être maire de la ville, Grégoire Laloux était conseiller municipal RN de Metz. En novembre 2020, alors que le conseil municipal examine les demandes de subventions des associations luttant contre les discriminations, il s’en prend à l’association LGBT « Couleurs gaies » qu’il accuse de participer à une « dérive sociétale », l’idéologie LGBT.
  • Sur les réseaux sociaux, il tient des propos hiérarchisant les religions, déniant à l’islam la même légitimité historique qu’au christianisme.

Hayange

  • Après son élection en 2014, le maire RN instaure une « fête du cochon ».
  • Depuis 2016, le maire s’en prend au Secours Populaire : en 2016, il coupe l’eau et l’électricité dans le local appartenant à la ville et occupé à titre gracieux par l’association ; en 2017, il demande en vain à la justice d’autoriser l’expulsion de l’association ; en 2019, il supprime la référence et les coordonnées du Secours populaire de « l’annuaire des associations » édité par la Ville.
  • Division par deux du budget du seul centre social de la ville, décision qui va entraîner la fermeture du centre à la fin de l’année dans une ville où le taux de pauvreté est de 21%.
  • Augmentation de la taxe foncière de 6,03 %.
  • La moitié des 50 associations financées par la commune essuient une baisse de leurs subventions par rapport à l’exercice précédent.
  • Août 2026. La mairie supprime les navettes scolaires dans 3 quartiers de la ville. Cette mesure touche 85 enfants, dont une cinquantaine dans le quartier de Saint-Nicolas-en-Forêt

Saint Avold

  • Refus de mettre à disposition le parc municipal pour la fête populaire de l’union locale CGT rassemble des centaines de personnes. L’événement a finalement été autorisé.
  • Le 4 juillet 2026, le maire défilé le 4 juillet à bord d’une jeep arborant un drapeau confédéré, un symbole suprémaciste.
  • Août 2026 : Ethan Wagner, conseiller municipal RN, démissionne et quitte le RN après avoir été filmé en train de chanter «Maréchal, nous voilà !».

Nord

Faches-Thumesnil

  • Le 6 mars 2026, à dix jours du premier tour des municipales, le meeting du maire sortant LFI est attaqué par des militants du groupe identitaire lillois Nouvelle Droite. Le procès a lieu en août 2026.
  • Le nouveau maire prend la décision d’enlever la bannière LGBT+ pavoisant l’Hôtel de ville.
  • Le maire annonce l’annulation de la marche des fiertés dans la commune.

Oise

Crépy-en-Valois

  • A la rentrée scolaire 2026, la mairie supprime le service de ramassage scolaire de la ville qui dessert cinq écoles maternelles et élémentaires. Des centaines de familles et d’enfants sont victimes de cette décision.

Orne

Alençon[3]

  • Quatre associations, la Cimade, l’Association France Palestine Solidarité, Solidarité durable avec les réfugiés et le Mouvement de la Paix, ont été informées qu’elles ne seraient pas les bienvenues à la prochaine édition de la « Fête d’ici et d’ailleurs », prévue le 14 juin 2026. Il leur est interdit de distribuer des tracts ou de faire signer des pétitions dans l’enceinte de la fête, et ce sont leurs subventions municipales qui sont remises en cause.

Pas-de-Calais

Billy-Montigny

  • La mairie accueille un concert de Jean-Luc Lahaye, condamné plusieurs fois pour agression sexuelle sur mineur.
  • Août 2026. La mairie supprime le kit scolaire attribué par la commune aux collégiens.

Grenay

  • Suppression du défilé du 1er Mai organisé depuis des années par la municipalité pour le remplacer par « le repas des aînés ».

Harnes

  • Le nouveau maire RN de Harnes fait descendre les drapeaux européen et ukrainien du fronton de la mairie.
  • Retrait d’un buste de Robespierre de la salle du conseil municipal.
  • Le maire augmente son indemnité mensuelle de 200 euros.
  • Le maire annonce son intention de supprimer l’hommage aux mineurs du 1er mai, arguant d’une cérémonie «utilisée par les syndicats pour faire de la politique». Face au tollé, il maintient l’hommage mais coupé le micro aux représentants des travailleurs.
  • Un ciné-débat LGBT+ prévu depuis plus de six mois dans le cinéma municipal a été annulé par le maire RN. Organisé autour du film Trois nuits par semaine par une association de Lens, l’événement prévoyait un débat sur l’univers du drag. Mais la municipalité a préféré organiser à la place son propre événement : une exposition et un ciné-débat avec une association 100 % maison.

Hénin-Beaumont

  • En janvier 2018, Libération publie une enquête dans laquelle trois anciens assistants parlementaires accusent Bruno Bilde, responsable du groupe RN majoritaire au sein du Conseil municipal et ancien député, de harcèlement sexuel.
  • Peu après le début de son 1er mandat (2014), le nouveau maire met fin à la subvention et à l’usage gratuit d’un local municipal pour la Ligue des droits de l’Homme (LDH), à qui il réclame 36 000 euros de loyers rétroactifs. Le motif ? « La Ligue des droits de l’Homme est une association politisée. Elle n’a eu de cesse pendant la campagne électorale de dire tout le mal qu’elle pensait de nous ». En 2016, la LDH est expulsée de ses locaux.
  • 2016. La mairie adopte la charte « Ma commune sans migrants » (de même que Cogolin et Beaucaire).
  • Depuis 2015 : hausse des tarifs de la cantine (30 %) et de la piscine (60 %).
  • La commune débaptise la maison de quartier Maurice-Thorez et crée une avenue Brigitte-Bardot.
  • 2018 : suppression des subventions à la Ligue des Droits de l’Homme (LDH).
  • En février 2021, lors d’un conseil municipal à Hénin-Beaumont, Bruno Bilde traite à plusieurs reprises de crétins deux journalistes de Libération venus couvrir la séance.
  • Chasse aux syndicalistes : contre l’avis du conseil de discipline, le maire a décidé de mettre à pied deux syndicalistes membres de SUD Collectivités territoriales, dont un élu du personnel. La justice ordonne leur réintégration début juillet 2026.
  • Selon une enquête de Mediapart parue en juin 2024. Bruno Bilde a été observateur pour la Russie lors de l’élection présidentielle de 2018, information confirmée par le Sénat.
  • 2026. La mairie accueille un concert de Jean-Luc Lahaye, condamné à plusieurs reprises pour agression sexuelle sur mineur.
  • 2026. Les journalistes de la Voix du Nord protestent contre les pressions de la mairie.

Liévin

  • Suppression de la cérémonie en hommage aux mineurs qui a lieu tous les 1er mai, une décision scandaleuse qui insulte la mémoire des 42 mineurs morts le 27 décembre 1974.
  • Volonté annoncée de mettre en place la priorité nationale concernant la politique de logement sur la ville.
  • Août 2026. Le maire RN décide de rétablir un couvre-feu visant les moins de 15 ans, malgré deux précédentes suspensions de la mesure par la justice.

Lillers

  • Le maire annonce la création d’une police municipale armée, à la place du garde champêtre et de trois agents de surveillance de la voie publique.
  • En juillet 2026, un arrêté municipal instaure un couvre-feu des mineurs, qui concerne les moins de 17 ans non accompagnés par un parent ou représentant légal, de 22h00 à 05h00, du 28 juillet au 31 août 2026.
  • En juillet 2026, un arrêté municipal interdit la sollicitation agressive ou insistante des passants dans le cadre de la mendicité, la mendicité en groupe, l’occupation des accès aux immeubles, commerces et équipements publics. La consommation d’alcool sur la voie publique est également interdite lorsqu’elle est de nature à troubler la tranquillité publique (nuisances sonores, comportements agressifs, dégradations, souillures…).

Pyrénées Orientales

Canohès

  • Retrait du drapeau européen du fronton de la mairie, d’un drapeau LGBT au sein de la mairie et suppression du drapeau arc-en-ciel sur un passage piéton.

Elne

  • Suppression dans le budget 2026 de la première tranche de la rénovation et suspension des travaux pour un an au moins du château d’En Bardou, une maternité qui hébergeait les réfugiés de la guerre d’Espagne.
  • Le maire retire le drapeau LGBT+ du fronton de sa mairie, et fit recouvrir un passage piéton aux mêmes couleurs.

L’Ille-sur-Têt

  • Le maire fait supprimer les jardins familiaux suite aux incendies de juillet 2026. Il prend prétexte de la sécurité pour expulser ces familles qui sont là depuis trois générations. Des manifestations de protestation se déroulent devant la mairie. Le 9 août, un conseiller municipal de la majorité interpelle des jardiniers venus nettoyer les potagers calcinés ; une femme venue aider les jardiniers accuse l’élu de l’avoir frappée.

Perpignan

  • Louis Aliot a augmenté ses émoluments de 17 % lors de son premier mandat dès 2020, avant de faire voter en mars 2026 une nouvelle hausse de sa propre indemnité à 5 284,28 euros ainsi qu’une augmentation de 57 % pour trois de ses adjoints. Alors que certains conseillers municipaux délégués de la majorité sont également augmentés, parfois jusqu’à recevoir la même somme qu’un adjoint, les 12 conseillers d’opposition recevront 246,64 petits euros… en baisse par rapport à 2020.
  • 2021 : La mairie dépense 76 000 € pour la mise en place de l’uniforme dans les écoles.
  • 2023 : la dotation de la bibliothèque municipale est diminuée.
  • Suppression du financement de la ville à l’Office public de la langue catalane (OPLC), suppression de la délégation municipale liée à la catalanité, refus de créer un lycée en langue catalane.
  • Plusieurs événements culturels ont disparu : les Jeudis de Perpignan, Le Live au Campo, les feux d’artifice sur la Basse… En revanche a été organisée un « Printemps de la liberté d’expression »programmant des figures nationales de l’extrême droite.
  • Louis Aliot a baptisé «Pierre Sergent» une esplanade, du nom d’un membre de l’OAS (une décision annulée par le tribunal administratif), et un parc sportif «Pierre Jonquères d’Oriola», champion olympique d’équitation, ancien membre du FN…, mais aussi, pendant la Seconde Guerre mondiale, du Service d’ordre légionnaire, puis de la Milice, condamné en 1945 à la dégradation nationale.
  • Dans la ville où la ségrégation sociale est la plus forte d’Occitanie, la ségrégation scolaire atteint des records, en raison « d’un vaste mouvement d’évitement scolaire permis, en grande partie, par le privé sous contrat » (Le Monde, 7 septembre 2026).
  • Hausse importante de la dette de la ville et augmentation de la taxe foncière.
  • Le maire avait annoncé que la sécurité était son objectif principal. Les chiffres de la délinquance ne sont pas bons : avec 2,39 mis en cause pour 1 000 habitants, Perpignan enregistre un score deux fois plus important que la moyenne des agglomérations de même taille.
  • Le maire multiplie les décisions qui brutalisent et rendent la vie impossible aux Gitans : destruction de 16 immeubles dans le quartier Saint-Jacques, expulsions, baisse de 30 000 € de la subvention à l’association « Fil à Métisser »…

Rhône

Thizy-les-Bourgs

  • Refus de verser une subvention de 500€ à la CGT au motif que le syndicat s’oppose à l’extrême droite.

Sarthe

La Flèche

  • Le nouveau maire supprime l’ancien logo de la ville, élaboré après une consultation des habitants et faisant la part belle à l’environnement naturel de la commune, pour en proposer un nouveau : deux tours médiévales encadrant une flèche, le tout en bleu-blanc-rouge.
  • La subvention pour l’association Lire et Comprendre (apprentissage du français aux étrangers) passe de 4 000 € à 1 000 € et celle de Solidarité accueil exilés est supprimée.
  • Baisse de la subvention de l’association Le Carroi, principal acteur culturel de la ville, de 50 000 euros. Conséquence : l’association a été obligée de supprimer les ApARTés, à savoir des concerts gratuits prévus tout l’été.
  • Baisse de 50% de la subvention accordée à la compagnie de théâtre « Les Têtes d’atmosphère » qui propose des spectacles, des cours de théâtre à l’année et intervient dans les écoles, de 30.700 à 15.000 euros. Conséquences : restitution du local et arrêt des ateliers dans les écoles.
  • L’association Solidarité accueil exilés perd sa subvention, de même qu’ATD Quart Monde. « On ne subventionne pas les associations qui aident les migrants », a assumé le maire.

Tarn

Castres

  • Attaque contre la culture. Le maire fait déprogrammer « Passeport », une pièce de théâtre d’Alexis Michalik qui raconte le parcours d’un migrant Erythréen laissé pour mort à Calais. La pièce ferait « la promotion des clandestins et [proposerait] un traitement assez particulier des forces de l’ordre ».
  • La municipalité coupe d’eau de de l’électricité à une centaine de familles de gens du voyage.
  • Le nouveau maire remplace le logo de la Ville par le blason historique et sa devise « être toujours Debout pour le service de Dieu et de leur Roy » et organise le 10 mai une «fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme».
  • Le maire recrute une équipe issue de réseaux catholiques traditionalistes proches de la galaxie de Pierre-Édouard Stérin : Xavier Fruleux, directeur de cabinet du maire, est également vice-président de Transmissio, qui propose « des vacances familiales avec le Bon Dieu » accueillies dans l’internat de l’Académie Saint-Louis de Chalès, en Sologne, financée par Pierre-Édouard Stérin, Foulques de Lattaignant de Ledinghen, directeur général adjoint des services (DGA), chef de choeur de la Fraternité Saint-Pierre, mouvement catholique intégriste.

Tarn-et-Garonne

Moissac

  • Le maire réélu fait voter lors de son conseil d’installation une hausse portant son indemnité à 4 800 euros brut mensuels, soit 26 % de plus qu’au cours de son premier mandat.
  • Le maire oppose en conseil municipal «culture populaire» et «gauche élitiste» : «La culture est là pour instruire sur nos racines et notre patrimoine français ! On ne va pas financer des événements pour découvrir la culture des Papous !». Il justifie ainsi la hausse de l’enveloppe dédiée au « Village médiéval » de sa commune, organisé sur le modèle du Puy-du-Fou.
  • La 4 juillet 2026, lors d’un meeting du Rassemblement national, où étaient présents le député Julien Odoul et le maire de la commune Romain Lopez, la journaliste de la Dépêche du Midi Eva Crouzet a été agressée alors qu’elle réalisait son travail d’information.
  • Les tensions sont vives entre la communauté bulgare, importante dans la ville, et la mairie. Le maire a arrêté tous les services de médiation de la ville ; la communauté bulgare se pliant des contrôles de la police municipale et du choix des emplacements de caméras de surveillance, l’une d’entre elles ayant été installée devant un commerce tenu par un Bulgare. 

Var

Cogolin

  • 2014 : le maire augmente ses indemnités de 15 %.

Fréjus

  • Au début de son premier mandat, le maire refuse d’intégrer des élus d’autres partis au sein du champ protocolaire lors de l’hommage à un résistant assassiné par la Gestapo, provoquant le boycott de l’association des anciens combattants résistants de France (ANACR). 
  • 2016 : réduction des subventions aux associations (- 50 % pour les Clubs de quartier).
  • 2024 : suppression des subventions aux associations jugées « trop progressistes ».
  • Pressions récurrentes sur la presse locale (Var Matin).
  • Hausse de la taxe foncière de147 à 476 euros annuels pour des logements de 50 à 150 m², selon les calculs de Var-Matin.
  • Juillet 2026 : le préfet somme le maire de retirer sa banderole anti-OQTF de la mairie.

Luc

  • 2014 : le maire augmente ses indemnités de 15 %.

Salernes

  • Baisse des subventions de certaines associations. . L’association la Recyclerie a ainsi vu ses subventions passer de 1500 à 500 euros. Le cinéma municipal, qui a une convention avec la FOL, est aussi visé. Le gérant a été convoqué à la mairie (une première depuis 15 ans). Il lui a été demandé d’arrêter la diffusion de films « trop politiques ».

La Seyne-sur-Mer

  • Suppression du Festival Bonaparte, semaine culturelle célébrant la défense de Toulon, assiégée par une coalition royaliste, par le futur empereur, jugée trop onéreuse.
  • Suppression des subventions au Festival de Street art.

Saint-Raphaël

  • Eté 2026. Le maire fait pression sur le préfet et l’Inspection Académique de Nice pour empêcher la nomination d’une conseillère municipale d’opposition comme inspectrice de l’Education nationale dans la circonscription de Fréjus – Saint-Raphaël ; celle-ci démissionne du Conseil municipal.

Six-Fours-les-Plages

  • Le maire annonce soumettre à l’avenir les subventions aux associations au critère de «l’intérêt général ».

Val de Marne

Ivry-sur-Seine[4]

  • Lors du conseil municipal, jeudi 11 juin, quand l’élu d’opposition RN Kevin Nader, délégué départemental du parti et assistant parlementaire, dégaine  un crucifix et s’adresse au maire communiste Philippe Bouyssou : « Vous refusez la laïcité dans ce conseil municipal, on sera donc placés sous le signe de la Croix, que la Croix vous bénisse tous, et je vais dire un “Je vous salue Marie”. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous… »

Vaucluse

Carpentras

  • Diffusion d’une chanson à la gloire du maréchal Pétain à l’occasion du 8 Mai.
  • Suppression de la subvention de 3 000 € au Planning Familial, le club BMX Carpentras perd 35 000 euros, l’agence sociale Soligone AIVS – qui met en relation propriétaires et ménages modestes – 3 500 euros, et la radio associative Territoire Ventoux FM 1 700 euros.
  • Suppression de la ferme municipale bio pour les cantines. Elle fournissait 25% des légumes servis aux 1600 repas quotidiens des enfants et 42% de produits bio pour la restauration collective.
  • Le maire ordonné l’arrêt de la reconstruction d’un gymnase et d’une salle de spectacle dévastée par un incendie criminel en 2022, pour développer la police municipale.
  • La mairie supprime la subvention de l’association organisatrice du festival de courts métrages « Carpentras fait son cinéma ».
  • Les « Guinguettes de l’Auzon », qui attiraient environ 5 000 spectateurs chaque année, perdent le soutien de la mairie. La compagnie résidente Archibald Caramantran voit elle aussi son aide tomber à 0 €. 

Monteux

  • Baisse de 90% de la subvention de la Maison des Jeunes et de la Culture, dont 61% des adhérents ont moins de 18 ans.
  • Août 2026. Le maire fait retirer le sigle de la MJC (Maison des Jeunes et de la Culture) de la façade du bâtiment.

Orange

  • Juillet 2026 : le maire RN annule le spectacle « Queen Forever », qui devait se dérouler le 4 septembre dans le Théâtre antique de la ville, avec 650 choristes. Il est finalement autorisé, suite aux protestations, après un accord avec les organisateurs.

Yvelines

Mantes-la-Ville[5]

  • Le maire décide une baisse généralisée de plus de 20 % des subventions aux associations.
  • Lors de la journée nationale de la déportation, le maire refuse que l’opposition dépose une gerbe. 

Sources : Le Monde, Médiapart, Observatoire des mairies RN (https://oned-fr.org/veille-mairies-rn/), nos propres informations.


[1] Mairie RN de 2020 à 2026.

[2] Il n’est plus maire de Beaucaire, mais s’est présenté, sans succès, à Nîmes en 2026. Un autre maire RN a été élu à Beaucaire.

[3] Mairie très marquée à droite, mais pas d’extrême droite.

[4] La mairie d’Ivry-sur-Seine est communiste.

[5] Mairie d’extrême droite de 2020 à 2026.

4 commentaires

  1. Roulez-Serein
    28 août 2026

    Dresser un bilan factuel et documenté des politiques municipales menées par l’extrême droite permet de confronter les promesses électorales aux réalités du terrain. Entre les arbitrages budgétaires touchant les services publics de proximité, l’aménagement urbain et les priorités de voirie, ces choix ont un impact direct sur le cadre de vie. La gestion des mobilités et de la sécurité routière en milieu urbain reflète d’ailleurs souvent les priorités réelles accordées à la protection et à la tranquillité des usagers du quotidien. Au-delà des discours sécuritaires, observez-vous des impacts durables sur le tissu associatif local et l’accès aux droits des publics les plus vulnérables dans ces communes ?

    • Laurent Delbosque
      28 août 2026

      Bonjour,
      Nous vous remercions de votre commentaire / question.
      Je vis dans une municipalité d’extrême droite depuis 2014 (Béziers). Ce que je constate, c’est que la baisse des subventions, les diverses atteintes à la vie associative (fermeture de 3 cafés associatifs sous prétexte de sécurité des locaux, filmage de participants aux réunions…), les restrictions des droits (accès de plus en plus difficile aux services de la mairie en raison de la baisse des effectifs, concentration des actions de nettoiement et de sécurité sur le centre ville, contrôles d’identité…) finissent pas décourager les bénévoles des associations et par générer un climat de résignation chez les plus fragiles. Il ne faut donc pas sous estimer les effets des décisions et pratiques des mairies d’extrême droite sur la vie quotidienne. De façon globale, c’est le « vivre ensemble » qui est remis en cause (cf. Les gitans à Perpignan et les Bulgares à Moissac). L’offensive culturelle et identitaire n’est pas non plus à négliger ; ici, à Béziers, une partie des habitants s’identifie désormais au « roman local » que propage Robert Ménard : Béziers la rebelle contre Paris et Montpellier, Béziers ville cathare…
      J’évoque Béziers mais les retours que nous avons d’autres villes (Carcassonne, Castres…) sont similaires, Béziers étant un cas d’école car dirigée par l’extrême droite depuis 12 ans.
      N’hésitez pas à nous faire part de vos avis sur la question.
      Laurent Delbosque (de l’équipe de faire-face)

  2. Laurent Delbosque
    19 août 2026

    Bonjour,
    Merci d’avoir relayé notre article sur « On a déjà essayé ! les décisions des maires RN ».
    N’hésitez pas à faire connaître notre site.
    Nous ferons également connaître le vôtre.
    L’équipe de faire-face

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