Citoyenne russe, Xenia Fedorova réside en France, où elle exerce les fonctions d’agent d’influence et de propagandiste au service de Poutine. Elle le fait sans grande discrétion, sa mission étant visiblement de tester les limites de la République face aux tentatives d’intoxication, ouvertement anti-gouvernementales et anti-France, d’un état hostile. Bref elle est un des maillons significatifs du parti de l’étranger à l’extrême-droite.
Après la fermeture en 2022 de RussiaToday (RT) France, qu’elle dirigeait, par les autorités européennes (Commission et Cour de Justice), elle devient la protégée de Bolloré qui l’impose dans ses médias ; quoique non-journaliste, elle obtient rapidement son rond-de-serviette sur C.News, Europe 1, le JDNews.
Elle vient de se faire repérer pour sa participation au premier déjeuner du très réactionnaire « Institut de l’espérance », club d’idées présidé par Bolloré lui-même, qui se voudrait une sorte de Siècle catholique, réunissant d’éminents intellectuels de la galaxie, comme Christine Kelly, des généraux, un évêque « en vue », un conseiller de Bardella . Malheureusement, Anne Genevard, la ministre de l’Agriculture, a trouvé nécessaire de participer à ce travail de réflexion « privé » passablement anti-gouvernemental, d’où convocation par le Premier ministre, et dénonciation des positions de Federova par la porte-parole du gouvernement.
Xenia Fedorova vient de critiquer les récents voyages à Kiev de Bruno Retailleau et Edgar Philippe qui démontreraient leur alignement sur les positions de Macron. Philippe n’a pas hésité à la dénoncer sur France Inter, mettant en cause les médias qui l’emploient, et, sans le nommer, leur propriétaire.
Le Monde a dressé un beau portrait politique de Fedorova, signé par Ariane Chemin et Ivane Trippenbach.
Il pourrait y avoir une nouvelle affaire Fedorova et elle soulèverait bien des questions.








