Par André Viète
La vague des derniers sondages sur l’élection présidentielle a commencé avec le « coup de tonnerre » bien imprudent de Gaël Slimane, le directeur d’Odoxa, qui commentait son « Baromètre Odoxa Mascaret » du 20-21 mai. Au premier tour, Philippe dévissait (17%, -4%) et Mélenchon semblait le rattraper (16%, +4%).
Mais ce résultat n’a pas été confirmé par les trois sondages postérieurs (Toluna Harris 25-27 mai, IFOP 26-28 mai, et IPSOS 27-28 mai). Dans les cas où Philippe serait seul à représenter le centre (situation du sondage Odoxa), il remporterait : 17% des voix et JLM 15% (Harris), de 18 à 22% et JLM de 12,5 à 15% (IFOP), 17,5% et JLM 13% (IPSOS).
C’est seulement dans le cas où Philippe et Attal seraient en concurrence que Philippe se situerait à un point de différence, au-dessus ou en-dessous de Mélenchon, autour de 13-14%.
Au second tour, Harris donne Bardella gagnant à 68% face à Mélenchon, et à 54% face à Philippe (pas de sondage antérieur permettant une comparaison). Chez Odoxa, Bardella l’emporte à 52% face à Philippe, ce qui constitue une inversion par rapport au sondage du 25-26 mars : 52% pour Philippe, 48% pour Bardella.
En bref, on ne peut pas parler de nouvelle tendance. Le RN est loin devant au premier tour (32 à 34%) et en position de remporter le deuxième tour. Mélenchon n’est pas réellement en mesure de figurer au deuxième tour. Quand il est évalué pour ce deuxième tour, il est largement battu (36 points) par Bardella ou Marine Le Pen.
Dessin : © Deligne / Le Pèlerin








