Vérité et justice pour Federico Aramburu !

Lundi 7 septembre 2006 – s’est ouvert, devant la Cour d’assises de Paris, le procès de Loïk Le Priol et Romain Bouvier, accusés, pour l’un d’avoir assassiné, et pour l’autre, tenté d’assassiner l’ancien champion de rugby argentin, Federico Aramburu.

Il y a quatre ans et demi, après une soirée alcoolisée – il est plus de cinq heures du matin devant la célèbre brasserie Le Mabillon à Saint-Germain-des-Prés – et une première rixe, les deux hommes poursuivent et rejoignent Federico.

Bouvier, à bord d’une jeep militaire, tire sur Aramburu, désarmé, quatre fois, le blessant deux fois, mais sans le tuer. Loïk Le Priol arrive à pied et achève le blessé. Dix coups de feu auraient atteint la victime en moins de 48 secondes.

Ce soir là les deux sympathisants du GUD, « syndicat étudiant » d’extrême droite, basé à la faculté de droit d’Assas, commettent une violation de leur contrôle judiciaire. Cette peine avait été prise à la suite d’une affaire de violences en réunion (comportant des scènes de torture) commises au préjudice d’Edouard Klein, à l’époque président du GUD.

Nous refusons la banalisation de ce type de crimes, sous couvert de « virilisme », de passage par l’armée ou de boissons. On remarque notamment que Loïk Le Priol avait été radié de l’armée après l’affaire Klein.

Aucun « marqueur identitaire », aucune « violence viriliste structurelle » ne peut expliquer que deux criminels aient tiré dix balles sur un homme désarmé puis blessé. Voilà ce qu’on appelle « courage » à l’extrême droite.

C’est ce culte de l’hyper violence et de la prédation qu’elle veut imposer une nouvelle fois en Europe.

Vérité et justice pour Federico !

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