On trouvera ici l’essentiel de ce que disent les sondages récents sur les élections présidentielles de 2027.
Premier tour


Les sondages sont donnés de la date la plus récente à la plus ancienne, de gauche à droite.
Lire : Mélenchon obtiendrait 16% dans les sondages Opinion Way du 2-3 septembre, Elabe du 9-10 juillet et Harris du 7-8 juillet.
Les instituts présentent souvent différents scénarios. Nous n’avons retenu, pour comparaison, que le scénario où figurent ces cinq possibles candidats, considéré comme le plus vraisemblable, c’est-à-dire celui qui s’approche le plus d’un « scénario de référence ».
(Une exception cependant : Verian ne donne qu’un scénario comprenant à la fois Philippe et Attal (à 8 %), situation que nous n’avons pas retenue pour les autres sondages.)
Deuxième tour
Marine Le Pen et Edouard Philippe sont les seuls candidats qui atteignent le deuxième tour dans le scénario retenu ici.


Pour information, Jean Luc Mélenchon n’atteint le deuxième tour que dans deux autres scénarios de premier tour : absence de Philippe, présence concurrente d’Attal et de Philippe. Mélenchon obtient alors de 30 à 39% face à Marine Le Pen dans les sondages de 2026. Sur la même période, Attal, Retailleau, et Glucksman, arrivent à fédérer, dans l’ordre : de 43 à 49%, de 42 à 44%, de 41,5% à 45%.
Commentaires
La déclaration de candidature de Marine Le Pen n’avait pas modifié sensiblement le rapport des forces. Il en a été de même avec celle de Raphaël Glucksmann. Les résultats des sondages sont stables, en forme de plateau : suprématie du RN au premier et deuxième tour ; présence d’Edouard Philippe au deuxième tour, mais dominé par Le Pen depuis la fin mai ; Mélenchon dominant à gauche, mais sans perspective solide d’être au deuxième tour.
Les commentaires sur le face-à-face Le Pen-Mélenchon, c’est-à-dire sur la présence de Mélenchon au deuxième tour, reposent sur l’hypothèse d’une concurrence Philippe/Attal au premier tour. Elle est peu probable : l’accord peut être difficile à négocier mais il devrait être trouvé; les relations peuvent être mauvaises au point de faciliter les choses pour Marine Le Pen, mais pas au point de donner la deuxième place à Mélenchon.
On remarque aussi que, dans cette hypothèse peu probable, Mélenchon pourrait être au deuxième tour, mais qu’il y serait largement battu : pour le moment, il reste le plus mauvais candidat face à Le Pen.
Dans cette situation, l’analyse des sondages doit être rigoureuse mais limitée, la priorité doit être donnée aux analyses politiques et tactiques.








